#38 Quand tu résumes ta valeur à ton utilité.
Ton texte est vraiment prenant. Je me retrouve tellement dans ce que tu dĂ©cris. Le burn out je lâai vĂ©cu en 2022, comme toi. Je ne remercierais jamais assez ma psy et mon mĂ©decin traitant de mâavoir offert des safes places sans jugements. Je vais aller mâabonner Ă ta chaĂźne. Bravo pour tout ce que tu as mis en place depuis. Ne perds pas tes prioritĂ©s de vues et prends soin de toi toi surtout, câest le plus important.
Hello Manon, merci beaucoup pour ton retour, je suis contente de m'en ĂȘtre sortie et de vivre sereinement aujourd'hui ! Combien de temps a durĂ© ton burn out ? đ„°
Je suis dĂ©solĂ©e pour le temps de rĂ©ponse, pas mal de fatigue accumulĂ©e et je suis malade depuis plusieurs jours. đȘ
Trop chouette que tu tâen sois sortie đ«¶đŒ. Pour moi, ca a Ă©tĂ© sur la moitiĂ© de lâannĂ©e 2022 mais avant que je mâĂ©coute il sâest passĂ© plusieurs mois de dĂ©gringolade mais bon, jâĂ©tais bien entourĂ©e donc câest le principal et comme toi, jâai rĂ©ussi Ă sortir la tĂȘte de lâeau
Ne tâexcuses pas. Tu fais comme tu veux et du mieux que tu peux surtout. Pas de pression dans tes retours, surtout pas â€ïž. Prends soin de toi
Merci Margaux pour ton tĂ©moignage, si important. Heureuse de lire que tu as Ă©tĂ© bien entourĂ©e, que de nouveaux automatismes ont pu ĂȘtre mis en place, pour ton bien, et celui de la structure. Et que cela t'ai permis de prendre du recul et revoir ce qui Ă©tait important pour toi, et comment recrĂ©er un Ă©quilibre, ça n'est pas simple...
Et ces tĂ©moignages sont importants, vraiment : ma soeur de coeur s'est enfoncĂ©e dans une dĂ©pression Ă la suite de son burnout, dont ni proches ni mĂ©decins n'ont pu la tirer, et elle y a laissĂ© la vie. Si elle avait lu des mots comme les tiens, elle aurait peut-ĂȘtre pu comprendre ses propres maux, et voir qu'au bout de ce chemin complexe, la joie et l'Ă©quilibre peuvent ĂȘtre Ă nouveau lĂ . Je te souhaite donc pour 2025 (mĂȘme si la date est officiellement dĂ©passĂ©e) de l'Ă©panouissement, des petits et grands bonheurs, du fun, de la dĂ©couverte, de l'Ă©quilibre, et juste ce qu'il faut de passion pour ton activitĂ©. Et de continuer Ă oser dire, et ĂȘtre Ă©coutĂ©e et entendue.
Merci beaucoup MĂ©lodie pour tes mots, ça fait chaud au coeur. C'est terrible pour ta soeur de coeur. đ J'ai l'impression qu'encore aujourd'hui, le burn out n'est pas suffisamment pris au sĂ©rieux. Mon petit frĂšre, 25 ans seulement, a dĂ©jĂ vĂ©cu son 1er burn out (pression, harcĂšlement du manager). Cela a Ă©tĂ© trĂšs dur Ă vivre, il avait envie de s'ĂŽter la vie et ce qui a le plus aidĂ©, c'est le soutien du mĂ©decin ET de l'entourage. Discuter, comprendre les causes, proposer des pistes optimistes, valoriser la personne. Trop de gens voient le burn out comme une faiblesse, c'est horrible.
Je te souhaite le meilleur aussi pour 2025. 𧥠(et désolée pour le temps de réponse, avec la fatigue, je fais que de tomber malade, je privilégie le repos.)
Que de choses sur lesquelles je peux rebondir ou sur lesquelles ma tĂȘte a fait des hochements de haut en bas. Merci pour cette transparence, pour ces mots rĂ©els mais surtout concrets qui jâespĂšre permettront dâen aider plus dâun ou plus dâune ! Le Burn-Out ce gros mot utilisĂ© Ă tort ou Ă travers le rendant donc populaire mais pas comme il le faudrait đ
Pour ma part jâai eu la chance dâavoir un compagnon qui a mis le doigt sur beaucoup de chose et une entreprise ayant acceptĂ© une rupture co. Aujourdâhui jâaime bonheur de prĂ©parer un projet qui est le mien et mĂȘme si je suis terrifiĂ©e Ă lâidĂ©e dâĂ©chouer, je me dis quâau moins jâaurais franchi le pas et essayĂ© !
Plein de bonnes choses Ă toutes et Ă tous et surtout soyez vos prioritĂ©s đ«¶đŒ
Abonnement sur YouTube Ă venir !
HĂąte de te lire Ă nouveau et bon courage !
Hello Kassandra, ton tĂ©moignage fait plaisir Ă lire parce qu'il est plein d'optimisme !! Je trouve ça gĂ©nial et hyper courageux de partir avant l'explosion et de te consacrer Ă ton projet. En quoi consiste-t-il ? đ En tout cas, tu ne regretteras jamais d'avoir tentĂ© !
Bonjour Margaux ! đ merci de rĂ©pondre câest super gentil ! Le projet est dĂ©diĂ© Ă la mise en valeur de lâartisanat de maniĂšre gĂ©nĂ©rale. LâidĂ©e est de mettre en valeur ces artisanes et artisans qui eux aussi ont choisit une voie semĂ©e dâembĂ»che mais qui leur est propre ! Aujourdâhui câest ici que je vois de la valeur personnellement đ€ DâoĂč lâidĂ©e de mon concept store avec la possibilitĂ© de consommer fait main, de rencontrer les artisans volontaires, de fabriquer et pourquoi pas dâĂ©largir les horizons et dĂ©clencher des vocations đđŒ
Je suis Ă©galement passĂ©e par un burn out avec quelques mois dâarrĂȘt de travail et comme toi je suis restĂ©e dans mon entreprise. Mes managers et la direction ont Ă©tĂ© trĂšs bienveillants, mon poste et mon temps de travail ont Ă©tĂ© adaptĂ©s, je nâai pas perdu leur confiance et jâai mĂȘme pu exprimer ce que je voulais faire et surtout ce dont je ne voulais plus. Jâai conscience que câest assez rare, souvent un burn out dĂ©bouche sur un changement de travail, mais pas toujours. Jâen parle pour que les gens sachent que ça peut bien se passer et quâil ne faut pas hĂ©siter Ă parler de ses difficultĂ©s mĂȘme quand on est attachĂ© Ă son travail et son entreprise, et mĂȘme dans le cas oĂč ça se passerait mal, la santĂ© passe avant tout, ce qui Ă©videmment est trĂšs facile Ă dire aprĂšs coup, jâen ai bien conscience đ Câest pour ça que ton tĂ©moignage est prĂ©cieux, peut-ĂȘtre que des gens pourront se reconnaĂźtre dans ton ressenti et que ça pourra les aider ?
Merci pour ton témoignage plein d'optimisme !! C'est vrai qu'on parle peu de l'importance de la communication avec ses managers. Cela peut désamorcer tellement de frustrations/ soucis.
Comment ton retour a-t-il Ă©tĂ© organisĂ© ? Tes managers t'ont-ils aidĂ©e Ă travailler sur les sources du problĂšme ? (la charge etc.) đ
Oui tout à été fait pour que ça se passe le mieux possible.
Pour le rythme, je suis dâabord revenue Ă mi-temps pendant quelques semaines puis jâai augmentĂ© dâune demi-journĂ©e par demi-journĂ©e jusquâĂ revenir Ă temps plein, au bout de 4 mois. Depuis jâai pris la dĂ©cision de passer Ă temps partiel Ă 80% et ça a Ă©tĂ© acceptĂ© sans souci.
Ensuite mon Ă©quipe avait demandĂ© Ă ce que tous les mails arrivĂ©s pendant mon absence soit mis en lus dans un dossier pour mâĂ©viter lâimpression de devoir rattraper des mois de travail, câĂ©tait comme si je repartais de zĂ©ro. Dans un premier on mâa beaucoup prĂ©servĂ©e et mise sur des projets pas urgents sur lesquels je travaillais seule donc moins stressant et petit Ă petit jâai repris mes missions, mais pas toutes, jâai pu exprimer ce que je voulais faire et surtout plus faire et quelques mois plus tard on mâa proposĂ© des nouvelles missions beaucoup plus en phase avec mes demandes donc franchement ça a Ă©tĂ© top et jâai conscience de ma chance. :)
hĂąte de voir ton vlog, je me suis abonnĂ©e sur YouTube đ!
Jâai lu avec attention. Je me suis reconnue beaucoup dans ce que vous dĂ©crivez. Pour ma part, je nâai pas su voir les signes avant coureur. Je ne voulais pas paraĂźtre faible et manquant de volontĂ©. Et malgrĂ© mon burn out avec une pĂ©riode dâarrĂȘt de plus de 2 ans, je peux dire que je ne suis pas faible ni que je manque de volontĂ©. Un moment de fragilitĂ© oui. Et câest surtout ceux qui ont de la volontĂ© qui sont sujet au burn out. Je nâavais jamais vu la vie sans saveur. Pour moi jâĂ©tais en automate. Jâai mis plus dâun an Ă retrouver un vrai plaisir Ă vivre. Et pourtant ma vie est riche dâun point de vue amical, familial. Je crois que le plus dur est dâaccepter la notion de temps, le temps long. Et lâincomprĂ©hension des proches. Les injonctions Ă lâaction. Alors que tout le rĂ©tablissement passe par le fait dâaccepter de se reposer. Je lutte encore souvent entre mes besoins rĂ©els et ceux que je perçois dictĂ©s par les autres. Cette pĂ©riode est aussi t avant tout un vrai moment pour se dĂ©couvrir, et transcender cette Ă©tape en une vie plus alignĂ©e Ă soi, ses Ă©motions, ses besoins. Jâen parle moi aussi dans ma newsletter SinguliĂšre.S. JâĂ©cris aussi un roman oĂč mon personnage principal part sur une Ăźle en GrĂšce aprĂšs un burn out. Elle sây redĂ©couvre et renoue avec le mouvement. Mon enjeu traiter de la libertĂ© celle des femmes. Quâest ce quâest ĂȘtre libre quand on est dans des cases? Comment prĂ©server notre libertĂ© dâexister dans toutes ces injonctions de performance et dâexigence . Je vous rejoins: partager son expĂ©rience est importante, ĂȘtre bien accompagnĂ©e dâun point de vue mĂ©dical aussi. Avoir confiance aussi en ses ressources. Le moment creux on pense ne plus en avoir. Mais la vĂ©ritĂ© que le burn out touche des personnes qui en ont souvent beaucoup. Elles ont pompĂ© tout ce quâelles pouvaient. Mais ça refleurit. Faut se laisser le temps et accepter. ( ma derniĂšre newsletter sur Substack traite de accepter est ce renoncer?)
Merci pour ton témoignage ! Je te rejoins, le burn out touche les personnes qui donnent beaucoup. J'en discutais récemment avec une amie qui est suivie par un psychologue spécialisé dans le travail et souvent, cela vient du fait que l'on associe notre valeur à notre utilité. Plus je travaille, plus je suis utile, plus j'ai de valeur. Et lorsqu'il n'y a pas de reconnaissance derriÚre, nous considérons que nous n'avons plus aucune valeur, et ça craque. (j'imagine qu'il y a plein d'autres facteurs possibles).
C'est lĂ oĂč c'est important de prendre du recul, de rĂ©aliser une introspection pour se rendre compte que notre valeur va bien au delĂ de notre capacitĂ© Ă dĂ©livrer au travail. đ
On est loin d'ĂȘtre des personnes faibles ! đ§Ą
Merci pour ce tĂ©moignage. Nous partageons le mĂȘme prĂ©nom, et je me suis aussi retrouvĂ©e dans ce texte. J'ai Ă©tĂ© journaliste pendant 3 ans dans une petite Ă©quipe, premier emploi, l'envie de bien faire, de ne pas laisser tomber l'Ă©quipe, l'impression que l'entreprise et le monde s'arrĂȘteraient de tourner si je m'arrĂȘtais... Moi aussi, je n'en ai pas parlĂ©, alors qu'il y avait des solutions. Finalement, j'ai dĂ©missionnĂ© (aucun regret, ça ne rĂ©sonnait plus avec moi). Aujourd'hui, ça fait 1 an et demi que je ne travaille plus, et j'ai du mal Ă m'imaginer un retour au travail. Je sais que je ne referais plus les mĂȘmes erreurs en tout cas, c'est certain.
Jâai connu ce burn-out mais parental : en plus dâun boulot Ă plein temps, jâavais un enfant et un mari. Car oui, au lieu de mâĂŽter de la charge mentale et de la charge de travail domestique, Monsieur nâa rien changĂ© Ă sa vie : toujours des dĂ©placements professionnels, toujours des loisirs, du sport, des voyages⊠Et pendant ce temps, je devais gĂ©rer toute lâintendance, je nâavais plus de temps pour faire du sport, pour peindre ou dessiner.
Aujourdâhui, je sais que mon cancer a un dĂ©clenchement psychologique dĂ» Ă cette situation.
On ne parle pas assez du burnout parental. Parce quâil est encore moins lĂ©gitime que le burnout professionnel. On nâa pas le droit de trouver que câest difficile dâĂȘtre parents, et comme beaucoup de femmes peut-ĂȘtre parent solo en couple.
Les symptĂŽmes Ă©taient exactement les mĂȘmes, mais concernaient la vie de famille. Au travail, je nâĂ©tais certainement pas beaucoup plus vivante, mais cette Ă©tat de fait modifier beaucoup ma productivitĂ©.
Merci pour ton témoignage et merci d'en parler. Je me renseigne pas mal sur la parentalité en ce moment et je vois énormément de retours en ce sens, sur le partage des taches, la charge mentale énorme pour les mamans, le manque de temps pour bien accueillir bébé et se remettre de l'accouchement. Comment as-tu géré cela au fil des années ? As-tu eu un suivi ?
Je t'envoie toute ma force. đ§Ą
Depuis mon cancer et un coaching « retour au travail « , je suis suivie par une psychologue. Je crois surtout que câest lâĂ©ducation des hommes et la vision (lâaveuglement ?) de la sociĂ©tĂ© sur le travail domestique et le travail parental (Ă distinguer Ă mon avis) qui doivent Ă©voluer. Ce qui Ă©tait possible dans les annĂ©es 60, lâĂ©tait parce quâon pouvait vivre avec un seul salaire, parce que les grands-mĂšres , les tantes, participaient Ă lâĂ©ducation et lâentretien des enfants, gratuitement.
Je trouve intéressant le calcul qui a été fait : si un homme devait payer une personne pour faire ce que fait, la mÚre de ses enfants, le mercredi, ça reviendrait à 200⏠par semaine.
Je pense que ça devrait ĂȘtre compris et ajoutĂ© aux pensions alimentaires de ces messieurs., ça devrait ĂȘtre un plancher de rĂ©munĂ©ration du temps du parent qui a la garde, auquel sâajouterait la pension.
Parce que câest la rĂ©alitĂ© de lâoccupation des femmes, le mercredi, et on ne compte pas tous les autres matins et soirs de la semaine, lâorganisation des vacances, la prise de rendez-vous et la prĂ©sence au rendez-vous mĂ©dicaux⊠Jâen passe et des meilleures.
Dans un couple, quand une femme ne travaille pas le mercredi pour sâoccuper des enfants, si le mari, qui est aussi le pĂšre des enfants ! Devais payer quelquâun pour faire le mĂȘme travail, ça lui coĂ»terait entre 200 et 600⏠la journĂ©e. Ce serait intĂ©ressant dâavoir une Ă©tude comparĂ©e avec les couples homosexuels, qui commencent Ă ĂȘtre suffisamment nombreux Ă avoir des enfants pour que lâĂ©tude soit intĂ©ressante.
LâĂ©conomie de la famille est un domaine trop peu Ă©tudiĂ©.
Ton texte est vraiment prenant. Je me retrouve tellement dans ce que tu dĂ©cris. Le burn out je lâai vĂ©cu en 2022, comme toi. Je ne remercierais jamais assez ma psy et mon mĂ©decin traitant de mâavoir offert des safes places sans jugements. Je vais aller mâabonner Ă ta chaĂźne. Bravo pour tout ce que tu as mis en place depuis. Ne perds pas tes prioritĂ©s de vues et prends soin de toi toi surtout, câest le plus important.
Hello Manon, merci beaucoup pour ton retour, je suis contente de m'en ĂȘtre sortie et de vivre sereinement aujourd'hui ! Combien de temps a durĂ© ton burn out ? đ„°
Je suis dĂ©solĂ©e pour le temps de rĂ©ponse, pas mal de fatigue accumulĂ©e et je suis malade depuis plusieurs jours. đȘ
Trop chouette que tu tâen sois sortie đ«¶đŒ. Pour moi, ca a Ă©tĂ© sur la moitiĂ© de lâannĂ©e 2022 mais avant que je mâĂ©coute il sâest passĂ© plusieurs mois de dĂ©gringolade mais bon, jâĂ©tais bien entourĂ©e donc câest le principal et comme toi, jâai rĂ©ussi Ă sortir la tĂȘte de lâeau
Ne tâexcuses pas. Tu fais comme tu veux et du mieux que tu peux surtout. Pas de pression dans tes retours, surtout pas â€ïž. Prends soin de toi
Merci Margaux pour ton tĂ©moignage, si important. Heureuse de lire que tu as Ă©tĂ© bien entourĂ©e, que de nouveaux automatismes ont pu ĂȘtre mis en place, pour ton bien, et celui de la structure. Et que cela t'ai permis de prendre du recul et revoir ce qui Ă©tait important pour toi, et comment recrĂ©er un Ă©quilibre, ça n'est pas simple...
Et ces tĂ©moignages sont importants, vraiment : ma soeur de coeur s'est enfoncĂ©e dans une dĂ©pression Ă la suite de son burnout, dont ni proches ni mĂ©decins n'ont pu la tirer, et elle y a laissĂ© la vie. Si elle avait lu des mots comme les tiens, elle aurait peut-ĂȘtre pu comprendre ses propres maux, et voir qu'au bout de ce chemin complexe, la joie et l'Ă©quilibre peuvent ĂȘtre Ă nouveau lĂ . Je te souhaite donc pour 2025 (mĂȘme si la date est officiellement dĂ©passĂ©e) de l'Ă©panouissement, des petits et grands bonheurs, du fun, de la dĂ©couverte, de l'Ă©quilibre, et juste ce qu'il faut de passion pour ton activitĂ©. Et de continuer Ă oser dire, et ĂȘtre Ă©coutĂ©e et entendue.
Merci beaucoup MĂ©lodie pour tes mots, ça fait chaud au coeur. C'est terrible pour ta soeur de coeur. đ J'ai l'impression qu'encore aujourd'hui, le burn out n'est pas suffisamment pris au sĂ©rieux. Mon petit frĂšre, 25 ans seulement, a dĂ©jĂ vĂ©cu son 1er burn out (pression, harcĂšlement du manager). Cela a Ă©tĂ© trĂšs dur Ă vivre, il avait envie de s'ĂŽter la vie et ce qui a le plus aidĂ©, c'est le soutien du mĂ©decin ET de l'entourage. Discuter, comprendre les causes, proposer des pistes optimistes, valoriser la personne. Trop de gens voient le burn out comme une faiblesse, c'est horrible.
Je te souhaite le meilleur aussi pour 2025. 𧥠(et désolée pour le temps de réponse, avec la fatigue, je fais que de tomber malade, je privilégie le repos.)
Que de choses sur lesquelles je peux rebondir ou sur lesquelles ma tĂȘte a fait des hochements de haut en bas. Merci pour cette transparence, pour ces mots rĂ©els mais surtout concrets qui jâespĂšre permettront dâen aider plus dâun ou plus dâune ! Le Burn-Out ce gros mot utilisĂ© Ă tort ou Ă travers le rendant donc populaire mais pas comme il le faudrait đ
Pour ma part jâai eu la chance dâavoir un compagnon qui a mis le doigt sur beaucoup de chose et une entreprise ayant acceptĂ© une rupture co. Aujourdâhui jâaime bonheur de prĂ©parer un projet qui est le mien et mĂȘme si je suis terrifiĂ©e Ă lâidĂ©e dâĂ©chouer, je me dis quâau moins jâaurais franchi le pas et essayĂ© !
Plein de bonnes choses Ă toutes et Ă tous et surtout soyez vos prioritĂ©s đ«¶đŒ
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HĂąte de te lire Ă nouveau et bon courage !
Hello Kassandra, ton tĂ©moignage fait plaisir Ă lire parce qu'il est plein d'optimisme !! Je trouve ça gĂ©nial et hyper courageux de partir avant l'explosion et de te consacrer Ă ton projet. En quoi consiste-t-il ? đ En tout cas, tu ne regretteras jamais d'avoir tentĂ© !
Bonjour Margaux ! đ merci de rĂ©pondre câest super gentil ! Le projet est dĂ©diĂ© Ă la mise en valeur de lâartisanat de maniĂšre gĂ©nĂ©rale. LâidĂ©e est de mettre en valeur ces artisanes et artisans qui eux aussi ont choisit une voie semĂ©e dâembĂ»che mais qui leur est propre ! Aujourdâhui câest ici que je vois de la valeur personnellement đ€ DâoĂč lâidĂ©e de mon concept store avec la possibilitĂ© de consommer fait main, de rencontrer les artisans volontaires, de fabriquer et pourquoi pas dâĂ©largir les horizons et dĂ©clencher des vocations đđŒ
Je suis Ă©galement passĂ©e par un burn out avec quelques mois dâarrĂȘt de travail et comme toi je suis restĂ©e dans mon entreprise. Mes managers et la direction ont Ă©tĂ© trĂšs bienveillants, mon poste et mon temps de travail ont Ă©tĂ© adaptĂ©s, je nâai pas perdu leur confiance et jâai mĂȘme pu exprimer ce que je voulais faire et surtout ce dont je ne voulais plus. Jâai conscience que câest assez rare, souvent un burn out dĂ©bouche sur un changement de travail, mais pas toujours. Jâen parle pour que les gens sachent que ça peut bien se passer et quâil ne faut pas hĂ©siter Ă parler de ses difficultĂ©s mĂȘme quand on est attachĂ© Ă son travail et son entreprise, et mĂȘme dans le cas oĂč ça se passerait mal, la santĂ© passe avant tout, ce qui Ă©videmment est trĂšs facile Ă dire aprĂšs coup, jâen ai bien conscience đ Câest pour ça que ton tĂ©moignage est prĂ©cieux, peut-ĂȘtre que des gens pourront se reconnaĂźtre dans ton ressenti et que ça pourra les aider ?
Merci pour ton témoignage plein d'optimisme !! C'est vrai qu'on parle peu de l'importance de la communication avec ses managers. Cela peut désamorcer tellement de frustrations/ soucis.
Comment ton retour a-t-il Ă©tĂ© organisĂ© ? Tes managers t'ont-ils aidĂ©e Ă travailler sur les sources du problĂšme ? (la charge etc.) đ
Oui tout à été fait pour que ça se passe le mieux possible.
Pour le rythme, je suis dâabord revenue Ă mi-temps pendant quelques semaines puis jâai augmentĂ© dâune demi-journĂ©e par demi-journĂ©e jusquâĂ revenir Ă temps plein, au bout de 4 mois. Depuis jâai pris la dĂ©cision de passer Ă temps partiel Ă 80% et ça a Ă©tĂ© acceptĂ© sans souci.
Ensuite mon Ă©quipe avait demandĂ© Ă ce que tous les mails arrivĂ©s pendant mon absence soit mis en lus dans un dossier pour mâĂ©viter lâimpression de devoir rattraper des mois de travail, câĂ©tait comme si je repartais de zĂ©ro. Dans un premier on mâa beaucoup prĂ©servĂ©e et mise sur des projets pas urgents sur lesquels je travaillais seule donc moins stressant et petit Ă petit jâai repris mes missions, mais pas toutes, jâai pu exprimer ce que je voulais faire et surtout plus faire et quelques mois plus tard on mâa proposĂ© des nouvelles missions beaucoup plus en phase avec mes demandes donc franchement ça a Ă©tĂ© top et jâai conscience de ma chance. :)
hĂąte de voir ton vlog, je me suis abonnĂ©e sur YouTube đ!
Jâai lu avec attention. Je me suis reconnue beaucoup dans ce que vous dĂ©crivez. Pour ma part, je nâai pas su voir les signes avant coureur. Je ne voulais pas paraĂźtre faible et manquant de volontĂ©. Et malgrĂ© mon burn out avec une pĂ©riode dâarrĂȘt de plus de 2 ans, je peux dire que je ne suis pas faible ni que je manque de volontĂ©. Un moment de fragilitĂ© oui. Et câest surtout ceux qui ont de la volontĂ© qui sont sujet au burn out. Je nâavais jamais vu la vie sans saveur. Pour moi jâĂ©tais en automate. Jâai mis plus dâun an Ă retrouver un vrai plaisir Ă vivre. Et pourtant ma vie est riche dâun point de vue amical, familial. Je crois que le plus dur est dâaccepter la notion de temps, le temps long. Et lâincomprĂ©hension des proches. Les injonctions Ă lâaction. Alors que tout le rĂ©tablissement passe par le fait dâaccepter de se reposer. Je lutte encore souvent entre mes besoins rĂ©els et ceux que je perçois dictĂ©s par les autres. Cette pĂ©riode est aussi t avant tout un vrai moment pour se dĂ©couvrir, et transcender cette Ă©tape en une vie plus alignĂ©e Ă soi, ses Ă©motions, ses besoins. Jâen parle moi aussi dans ma newsletter SinguliĂšre.S. JâĂ©cris aussi un roman oĂč mon personnage principal part sur une Ăźle en GrĂšce aprĂšs un burn out. Elle sây redĂ©couvre et renoue avec le mouvement. Mon enjeu traiter de la libertĂ© celle des femmes. Quâest ce quâest ĂȘtre libre quand on est dans des cases? Comment prĂ©server notre libertĂ© dâexister dans toutes ces injonctions de performance et dâexigence . Je vous rejoins: partager son expĂ©rience est importante, ĂȘtre bien accompagnĂ©e dâun point de vue mĂ©dical aussi. Avoir confiance aussi en ses ressources. Le moment creux on pense ne plus en avoir. Mais la vĂ©ritĂ© que le burn out touche des personnes qui en ont souvent beaucoup. Elles ont pompĂ© tout ce quâelles pouvaient. Mais ça refleurit. Faut se laisser le temps et accepter. ( ma derniĂšre newsletter sur Substack traite de accepter est ce renoncer?)
Merci pour ton témoignage ! Je te rejoins, le burn out touche les personnes qui donnent beaucoup. J'en discutais récemment avec une amie qui est suivie par un psychologue spécialisé dans le travail et souvent, cela vient du fait que l'on associe notre valeur à notre utilité. Plus je travaille, plus je suis utile, plus j'ai de valeur. Et lorsqu'il n'y a pas de reconnaissance derriÚre, nous considérons que nous n'avons plus aucune valeur, et ça craque. (j'imagine qu'il y a plein d'autres facteurs possibles).
C'est lĂ oĂč c'est important de prendre du recul, de rĂ©aliser une introspection pour se rendre compte que notre valeur va bien au delĂ de notre capacitĂ© Ă dĂ©livrer au travail. đ
On est loin d'ĂȘtre des personnes faibles ! đ§Ą
Merci pour ce tĂ©moignage. Nous partageons le mĂȘme prĂ©nom, et je me suis aussi retrouvĂ©e dans ce texte. J'ai Ă©tĂ© journaliste pendant 3 ans dans une petite Ă©quipe, premier emploi, l'envie de bien faire, de ne pas laisser tomber l'Ă©quipe, l'impression que l'entreprise et le monde s'arrĂȘteraient de tourner si je m'arrĂȘtais... Moi aussi, je n'en ai pas parlĂ©, alors qu'il y avait des solutions. Finalement, j'ai dĂ©missionnĂ© (aucun regret, ça ne rĂ©sonnait plus avec moi). Aujourd'hui, ça fait 1 an et demi que je ne travaille plus, et j'ai du mal Ă m'imaginer un retour au travail. Je sais que je ne referais plus les mĂȘmes erreurs en tout cas, c'est certain.
Jâai connu ce burn-out mais parental : en plus dâun boulot Ă plein temps, jâavais un enfant et un mari. Car oui, au lieu de mâĂŽter de la charge mentale et de la charge de travail domestique, Monsieur nâa rien changĂ© Ă sa vie : toujours des dĂ©placements professionnels, toujours des loisirs, du sport, des voyages⊠Et pendant ce temps, je devais gĂ©rer toute lâintendance, je nâavais plus de temps pour faire du sport, pour peindre ou dessiner.
Aujourdâhui, je sais que mon cancer a un dĂ©clenchement psychologique dĂ» Ă cette situation.
On ne parle pas assez du burnout parental. Parce quâil est encore moins lĂ©gitime que le burnout professionnel. On nâa pas le droit de trouver que câest difficile dâĂȘtre parents, et comme beaucoup de femmes peut-ĂȘtre parent solo en couple.
Les symptĂŽmes Ă©taient exactement les mĂȘmes, mais concernaient la vie de famille. Au travail, je nâĂ©tais certainement pas beaucoup plus vivante, mais cette Ă©tat de fait modifier beaucoup ma productivitĂ©.
Merci pour ton témoignage et merci d'en parler. Je me renseigne pas mal sur la parentalité en ce moment et je vois énormément de retours en ce sens, sur le partage des taches, la charge mentale énorme pour les mamans, le manque de temps pour bien accueillir bébé et se remettre de l'accouchement. Comment as-tu géré cela au fil des années ? As-tu eu un suivi ?
Je t'envoie toute ma force. đ§Ą
Depuis mon cancer et un coaching « retour au travail « , je suis suivie par une psychologue. Je crois surtout que câest lâĂ©ducation des hommes et la vision (lâaveuglement ?) de la sociĂ©tĂ© sur le travail domestique et le travail parental (Ă distinguer Ă mon avis) qui doivent Ă©voluer. Ce qui Ă©tait possible dans les annĂ©es 60, lâĂ©tait parce quâon pouvait vivre avec un seul salaire, parce que les grands-mĂšres , les tantes, participaient Ă lâĂ©ducation et lâentretien des enfants, gratuitement.
Je trouve intéressant le calcul qui a été fait : si un homme devait payer une personne pour faire ce que fait, la mÚre de ses enfants, le mercredi, ça reviendrait à 200⏠par semaine.
Je pense que ça devrait ĂȘtre compris et ajoutĂ© aux pensions alimentaires de ces messieurs., ça devrait ĂȘtre un plancher de rĂ©munĂ©ration du temps du parent qui a la garde, auquel sâajouterait la pension.
Parce que câest la rĂ©alitĂ© de lâoccupation des femmes, le mercredi, et on ne compte pas tous les autres matins et soirs de la semaine, lâorganisation des vacances, la prise de rendez-vous et la prĂ©sence au rendez-vous mĂ©dicaux⊠Jâen passe et des meilleures.
Dans un couple, quand une femme ne travaille pas le mercredi pour sâoccuper des enfants, si le mari, qui est aussi le pĂšre des enfants ! Devais payer quelquâun pour faire le mĂȘme travail, ça lui coĂ»terait entre 200 et 600⏠la journĂ©e. Ce serait intĂ©ressant dâavoir une Ă©tude comparĂ©e avec les couples homosexuels, qui commencent Ă ĂȘtre suffisamment nombreux Ă avoir des enfants pour que lâĂ©tude soit intĂ©ressante.
LâĂ©conomie de la famille est un domaine trop peu Ă©tudiĂ©.